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mardi 25 novembre 2008

C'était le mois de la photo


Galerie Christophe Gaillard - Tel: 01 42 78 49 16
Http://www.galerie-gaillard.com

I Il faut parler du photographe chinois, YingNan Du dont les grands formats exposés à la galerie Christophe Gaillad, étonneront les amateurs promeneurs du Marais. Ce sont des compositions de paysages ravagés par le tremblement de terre du Sicuan survenu le 12 mai dernier. Ce qui frappe à première vue, c'est la force lyrique de ces images, il faut un certain temps pour comprendre que chaque photo est colorisée puis montée en effet de miroir, créant ainsi des panoramas improbables, surréalistes ou le gigantisme et la force de la nature viennent composer des " allégories" proprement Wagnérienne. La colorisation acidulée et exagérément soutenue apporte une rythmique qui n'est pas sans rappeler bizarrement les paysages japonais de ... Les tirages numériques, grand format, sous "Diasec", montés sur aluminium font de ces pièces des objets assez classiques, mais qui renvoient à une conception de la photographie qui en a fini avec les préjugés de ceux qui n'accordent leur intérêt qu'à l'argentique. Yingnan Du a exposé dans toutes les grandes capitales.


Galerie Blue Square - Tel: 01 49 96 59 17
http://www.galeriebluesquare.com

Une nouvelle fois La galerie Blue Square nous a surpris en exposant deux artistes associés: Valera + Natsha Cherkashin qui présentent leur projet "Global Underground". En photographiant la foule d'un métro virtuel composé des stations des grandes capitales. Ce projet constitué de tirages numériques et de Vidéos se focalise sur les similitudes de ces environnements urbains sous terrain. Que ce soit les individus, l'unicité de la lumière, les gestuelles, les attitudes ou les expressions, on se sent happé par une environnement humain déshumanisé, humanisant. Le Métro est pour ces deux artistes un terrain de jeu depuis longtemps, ils en extraient la substance "plasticienne" en transformant le quotidien en cathédrale.

Là encore on appréciera l'étendu du registre que permet la photographie numérique qui se construit à la fois au moment de la prise de vue et dans une deuxième étape devant la luminescence inspirante de l'écran informatique. Les numériques de Valera + Natsha sont extrêmement précis et complexes dans les transparences, les superpositions et les assemblages répétitifs. La très grande unité d'une couleur chaude est produite par la température couleur constante de la prise de vue et renforce l'idée d'un Métro universel.


Galerie Michel Rein - Tel: 01 42 72 68 13
http://www.michelrein.com Maja Bajevic me concerne pour sa perception de la différence. Chaque individu est une spécificité qui voit, interprète et produit du sens de manière unique. Vouloir réduire l'art à une forme qui mettra d'accord tout le monde sous un prétexte quelconque est une absurdité. Je ne vois pas ce que vois mon voisin, ma lecture des nuages est différentes de celle qui est faites par mes proches le même jour que moi au même endroit. Chaque visage, chaque être est à la fois contenant et contenu. Notre espoir ne peut exister que dans la découverte du visage de l'autre. Voilà bien une pensée "Lévinassienne" qui s'ignore et que cela vienne d'une femme slave de Sarajevo nous concerne d'autant plus que nous aurons dans un avenir immédiat l'opportunité sans cesse renouvelée de lire sur le visages de nos voisins Européens et d'ailleurs une différence qui s'apprend et nous apprend.

dimanche 23 novembre 2008

L'envers du décor

La fin de la rue des Trois Fontanots débouche sur la face arrière de la Grande Arche qui domine le cimetière de Nanterre. On se trouve pile poil dans l'axe vertical de la Défense, donc dans la continuité d'une ligne qui part du Louvre, passe par la Concorde , remonte les Champs Elysées et redescend vers la Seine aprés avoir passé la place Charles de Gaulle puis la porte Maillot. C'est une vision impécable d'un aménagement qui n'en finit pas depuis trois siècles de se renouveller.

Les aménageurs devaient avoir rencontré des difficultés foncières, puisqu'ils ont créé un espace de promenade sur l'allée Denis Papin qui recouvre le tunnel de la Défense et qui est légèrement décalé du centre de la perspective. Preuve que tout n'est pas parfait.

La Défense se termine sèchement sur un arsenal de bâtiments administratifs et d'institutions qui font le Back Office du futur Grand Paris. Comme dans les grands hôtels, le beau prend fin là où commence l'intendance.