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mardi 30 décembre 2008

Calme et sérénité, Bonne année 2009


Homage à Freddie Hubbard

Tristesse, sans mesure. Le 29 décembre Freddie Hubbard nous a quitté.

lundi 22 décembre 2008

Orléans, Métropolis

Comme à Montpellier, Orléans semble hésiter entre la modernité et la nostalgie du passé. De la place Gambetta en descendant vers la Loire je me laisse entrainer vers le centre de la ville ancienne. Je prends mon temps et je lézarde de vitrine en vitrine.

Ville de commerce, opulente, solide, faite de pierres anciennes qui fondent une architecture aux racines profondes bien antérieures au Moyen Age, ville d'histoire, où toutes les contradictions sont lisibles.

Dans la nuit tombée le matériel urbain du Tram fait d'acier et de lumières blanches transforme la ville en une sorte de Métropolis d'où l'on voudrait voir jaillir Maria prête à libérer les opprimés au pied de la cathédrale.

lundi 15 décembre 2008

Psychanalyse

Cette semaine j'ai voulu descendre dans la rue pour rencontrer Noël. J'ai cherché un Paris effervescent à la tombée de la nuit, l j'espérais retrouver une ambiance « Manhattan », ce je ne sais quoi de New Yorkais qui à l'approche des fêtes me rappelle les sourcils froncés de Tracy sortant de chez Rizzoli les bras chargés de bouquins.
Les petits marchés se sont installées sur les places et les trottoirs des belles avenues. L'air jovial des commerçants frigorifiés, les badeaux goguenards à la recherche d'une babiole,les guirlandes de lumières qui font de la ville un sapin, tout cela pour boucler une année dont on se souviendra !
J'ai finalement terminé ma dérive dans un magasin «  culturel »  où s'empilent et s'affrontent avec méthode les productions musicales et littéraires, le matériel multimédia, toutes sortes d'objets qui se branchent, se connectent s'inter-connectent et produisent du bruit.
Un endroit surchauffé, brillant, agressif, où l'on est bousculé, piétiné, où la lumière des écrans géants attire les visiteurs, comme le miel les abeilles.
J'ai croisé cet enfant tenu contre la poitrine de sa mère qui semble perdue dans l'enfer hypnotique du monde des écrans. Un univers de lucarnes lumineuses desquelles jaillissent amplifiés les cris et les images qui imprègnent déjà une mémoire en formation.

samedi 6 décembre 2008

Rue des Lombards, Paris sur jazz

J'ai vécu quelques temps rue Saint Denis, dans les années 80, à l'époque, on pouvait y descendre en voiture depuis le boulevard Magenta jusqu'à la rue Etienne Marcel. Il fallait être patient, cela prenait un certain temps mais la rue était un spectacle qui n'avait pas d'heure. Dès l'aurore, côté faubourg, les livraisons entravaient la circulation, les bouchers, les poissonniers, les brasseurs et les primeurs se mélangeaient avec le monde de la confection, de la boxe, ou du spectacle. La nuit venue, l'agitation continuait de plus belle avec une circulation ralentie par les visiteurs du soir, les esclandres déclenchaient des bagarres, pour une fille, pour de la drogue ou pour une place de parking.
Rue des Lombards au Sunside, des musiciens avant gardistes s'essayaient à capter un petit groupe d'amateurs fanatiques. Il reignait alors, une atmosphère de création d'improvisation permanente et d'éclectisme.

Depuis la rue s'est transformée, elle s'est aseptisée. Une industrie s'est installée, elle produit de la musique "Live", elle donne du boulot aux musiciens, elle crée des emplois dans la restauration, Les clubs sont devenus des enseignes, la rue des Lombards logée au coeur de Paris est restée un lieu d'évasion, elle a seulement perdue un peu de son innocence.



Rue des Lombards, Paris le 4 décembre 2008

mercredi 3 décembre 2008

La soupe aux choux

La soupe aux choux ?

Albertville, dix huit heures, j'attends la navette TER qui me conduira à Chambéry d'où je prendrais le train pour Paris. Il fait moins cinq degrés. La petite maison qui fait face à la gare me fait un clin d'oeil dans l'univers grisé de la nuit qui commence.

Quelle vie peut- on mener en bordure de la voie ferrée? qui habite là ? comment font les habitants pour supporter les annonces incessantes passées sur les hauts parleurs de la gare et le vacarme des motrices qui manoeuvrent ? J'esquisse un sourire, car soudain la bicoque me fait penser à Carmet et de Funes perdus au milieu de la réalité et vivant un rêve héroïque.

Cette année,l'hiver a commencé plus tôt que prévu, on peut déjà faire du ski en altitude, la neige est présente dans la vallée, elle change toute la perception que l'on a du paysage, elle crée une lumière uniforme brisée par les formes émergentes des infrastructures techniques du réseau ferré. Il y a des subtilités dans cet univers monochrome qui valent bien toutes les quadris trafficotées du monde de la couleur.

Albertville - 28 Novembre 2008

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