jelinblog

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dimanche 25 janvier 2009

" Comme le fantôme d'un jazzman.."

Je viens de lire à toute vitesse le dernier roman de Dantec, " comme le fantôme d'un Jazzman dans la station Mir en déroute". Un sentiment mélangé de franche rigolade, de terreur du présent et de l'avenir me rassurent sur l'intention finale de Maurice. On se retrouve au cœur d'une histoire où la réalité du presque contemporain reste présente et se confond avec une projection d'un futur trés proche, définitivement insupportable. Dantec, c'est un savant mélange de K.Dick, de Spinrad, de Frédérique Dard et de Jean-paul Belmondo alias Bob Saint-Clair dans " le Magnifique ". On se laisse facilement prendre au jeu, il y en a pour tout le monde. On peut avoir une lecture plus torturée et s'interroger sur les relations que l' écrivain de SF entretient avec le kabbalisme, le chamanisme, la philo et la science, une mixture, qui se digère si l'on a de l'humour, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Au fond on appréciera la grande inquiétude et la détresse qui agitent les artistes..

J'ai rencontré Maurice dans un studio d'enregistrement, il y a quelques années, lorsqu'il commençait à faire de la musique avec Richard Pinhas. cette image a été prise avec mon numérique de l'époque. ( 2002, Minolta ).



Maurice dantec: " Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute " Editeur: Albin - Michel - prix:16 €

dimanche 11 janvier 2009

La main de l'artiste

Mercredi dernier, visite à Abraham Pincas à l'école des Beaux Arts rue Bonaparte où il enseigne les techniques de la peinture. L' homme est magnifique, immense, patient , attentif, éthique. Je regarde ses mains expressives, puissantes, efficaces, ces mains là ont une connaissance du mouvement et du touché, elles absorbent la vibration des matières, elles en extraient l'essence, ce sont des capteurs qui apprécient les intensités et les manipulent pour exprimer l'universel. Les poignets sans doute pour signifier l'héritage artisanale des métiers d'art, sont habillés de bracelets de force en cuirs ornés de pierres bleutées sous lesquels du cuivre absorbe les énergies.

la main d'un artiste nous livre les secrets de la création, en faire le portrait c'est comme parcourir la géographie d'un visage, on y découvre les intensités marquées par des lignes qui cernent la personnalité de leur propriétaire



Patrick Jelin .

lundi 5 janvier 2009

Commencer l'année

Il a neigé, tout semble si calme, si reposant. le jardin est désert, seuls quelques photographes passionnés profitent de l'occasion si rare qui transforme le Tuileries en un paysage de rêve sorti d'un comte. Et ce manège sans enfants, tout allumé dans la nuit tombante, qui trouble le silence par la ritournelle que joue son orgue de barbarie, nous dis combien le monde peut être une féérie... tandis qu'ailleurs le tonnerre gronde.