La soupe aux choux ?

Albertville, dix huit heures, j'attends la navette TER qui me conduira à Chambéry d'où je prendrais le train pour Paris. Il fait moins cinq degrés. La petite maison qui fait face à la gare me fait un clin d'oeil dans l'univers grisé de la nuit qui commence.

Quelle vie peut- on mener en bordure de la voie ferrée? qui habite là ? comment font les habitants pour supporter les annonces incessantes passées sur les hauts parleurs de la gare et le vacarme des motrices qui manoeuvrent ? J'esquisse un sourire, car soudain la bicoque me fait penser à Carmet et de Funes perdus au milieu de la réalité et vivant un rêve héroïque.

Cette année,l'hiver a commencé plus tôt que prévu, on peut déjà faire du ski en altitude, la neige est présente dans la vallée, elle change toute la perception que l'on a du paysage, elle crée une lumière uniforme brisée par les formes émergentes des infrastructures techniques du réseau ferré. Il y a des subtilités dans cet univers monochrome qui valent bien toutes les quadris trafficotées du monde de la couleur.

Albertville - 28 Novembre 2008

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