Cette semaine j'ai voulu descendre dans la rue pour rencontrer Noël. J'ai cherché un Paris effervescent à la tombée de la nuit, l j'espérais retrouver une ambiance « Manhattan », ce je ne sais quoi de New Yorkais qui à l'approche des fêtes me rappelle les sourcils froncés de Tracy sortant de chez Rizzoli les bras chargés de bouquins.
Les petits marchés se sont installées sur les places et les trottoirs des belles avenues. L'air jovial des commerçants frigorifiés, les badeaux goguenards à la recherche d'une babiole,les guirlandes de lumières qui font de la ville un sapin, tout cela pour boucler une année dont on se souviendra !
J'ai finalement terminé ma dérive dans un magasin «  culturel »  où s'empilent et s'affrontent avec méthode les productions musicales et littéraires, le matériel multimédia, toutes sortes d'objets qui se branchent, se connectent s'inter-connectent et produisent du bruit.
Un endroit surchauffé, brillant, agressif, où l'on est bousculé, piétiné, où la lumière des écrans géants attire les visiteurs, comme le miel les abeilles.
J'ai croisé cet enfant tenu contre la poitrine de sa mère qui semble perdue dans l'enfer hypnotique du monde des écrans. Un univers de lucarnes lumineuses desquelles jaillissent amplifiés les cris et les images qui imprègnent déjà une mémoire en formation.